Berlin au cinoche
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Berlin au cinoche
Ca vous dit quelque chose, ça ?
http://www.cbo-boxoffice.com/v3/page000.php3?Xnumitem=110&inc=fichemov.php3&fid=13231
et ça
http://www.premiere.fr/premiere/cinema/films-et-seances/fiches-film/lou-reed-s-berlin
AH MISERE DE MISERE
http://www.cbo-boxoffice.com/v3/page000.php3?Xnumitem=110&inc=fichemov.php3&fid=13231
et ça
http://www.premiere.fr/premiere/cinema/films-et-seances/fiches-film/lou-reed-s-berlin
AH MISERE DE MISERE

Lisa-
Nombre de messages: 167
Localisation: Suisse
Date d'inscription: 04/07/2007
Re: Berlin au cinoche
Ca sortira au même moment que Shine A Light, le concert des Stones filmé par Scorsese!

Bobby Joe- Nombre de messages: 40
Date d'inscription: 29/08/2007
Re: Berlin au cinoche
Il y a une bande-annonce ICI où le film est annoncé pour le 26 mars.
En France.
En Suisse on va pouvoir marquer dommage j'en ai peur.
En France.
En Suisse on va pouvoir marquer dommage j'en ai peur.

Lisa-
Nombre de messages: 167
Localisation: Suisse
Date d'inscription: 04/07/2007
Re: Berlin au cinoche
Toujours pas vu puisque le film n'est pas sorti dans ma ville (pourtant le cinéma près de chez moi l'annonçait avant sa sortie à grand renfort d'affiches)... Y'a plus qu'à attendre une éventuelle sortie DVD...
Sinon, je suis tombé sur cet article qui n'a fait que confirmé tout le mal que je pensais des critiques rock et ciné de Libération:
«Berlin» : mûr, voire un peu gâteux
Concert. Le disque emblématique de Lou Reed se fait torpiller trente-cinq ans plus tard dans ce show filmé.
PHILIPPE AZOURY
Lou Reed est ce génie pur qui a signé entre 1965
et 1978 quelques-uns des albums les plus malsains qui soient, les plus
prenants aussi. Mais Lou Reed est également ce type qui, depuis minimum
vingt-cinq ans (mettons à part la belle parenthèse Songs for Drella
avec John Cale), opte systématiquement pour les mauvais choix.
C’est
même à croire qu’il le fait exprès, une façon pour lui de s’adonner à
son jeu préféré : faire chier le monde. Un jeu auquel il est de loin le
plus fort. Après lui, il n’y a que Dylan pour trouver facétieux de
saloper délibérément le travail, rouler ses chefs-d'œuvre dans un lac
de pisse : celui du ratage scénique volontaire.
Lou Reed est un pervers polymorphe, qui a fini par confondre la
méchanceté (son idéal) avec l’ennui (sa triste réalité). Lou Reed
n’avait jamais joué Berlin sur une scène avant la mini-tournée
commencée, en décembre 2006, par cinq représentations au St Ann’s
Warehouse de Brooklyn. Cinq soirs captés «pour l’éternité» par Julian
Schnabel, son vieux copain new-yorkais, qui en assura aussi les décors
et la mise en scène, confiant à sa fille Lola le soin de réaliser un
film de dix-huit minutes inspiré de ce disque de 1973, aujourd’hui
classique absolu, autrefois suicide commercial. Avec, dans le rôle de
Caroline, la junky prostituée mauvaise mère, figure récurrente du
disque, Emmanuelle Seigner. Pourquoi pas ?
D’ailleurs les choses s’annoncent bien, Lou Reed a enfin revendu son
horrible guitare à manche coupé qu’il nous infligea pendant vingt ans
et a aussi renoncé au manteau trois quarts cuir. Bon, il a trouvé
judicieux de mettre un tee-shirt couleur rouille d’une laideur
outrageante. Passe encore. Mais s’accompagner d’une bande de requins de
studios, qui, dès les premières mesures, très orientées gospel, donnent
dans le contentement d’être, là, pitié !
Il faut voir Tony «Thunder» Smith à la batterie frappant le tom avec
une autosatisfaction gênante, donnant à tout bout de champ dans le clin
d’œil complice à un Steve Hunter improvisé chef d’orchestre. Hey les
mecs, vous a-t-on dit que vous êtes là pour jouer le disque le plus
TRISTE du monde, un océan de désespoir ? Les bribes que l’on
entraperçoit, sous un voile opalescent, des scènes jouées par la
Seigner n’ont qu’un défaut majeur : ressembler à une série mode dans le
New York branché d’aujourd’hui.
Ce disque européen, malade, cette collection de croûtes cicatrisant
entre chaque sillon du 30 centimètres est devenu un show américain.
C’est Taratata recommencé, on attend Nagui. C’est Antony, le
soprano transgenre, qui viendra à sa place, grâce à cette voix, la
seule offrant l’émotion et surtout la dignité qui manque à tout ça.
Lou, en bonne vieille guenon acariâtre, esquisse un demi-sourire. Lou,
tu es trop bon ! Peut-être qu’au fond de lui sait-il qu’à force de
jouer au con, il vient juste de se faire chourer la vedette.
Sinon, je suis tombé sur cet article qui n'a fait que confirmé tout le mal que je pensais des critiques rock et ciné de Libération:
«Berlin» : mûr, voire un peu gâteux
Concert. Le disque emblématique de Lou Reed se fait torpiller trente-cinq ans plus tard dans ce show filmé.
PHILIPPE AZOURY
Lou Reed est ce génie pur qui a signé entre 1965
et 1978 quelques-uns des albums les plus malsains qui soient, les plus
prenants aussi. Mais Lou Reed est également ce type qui, depuis minimum
vingt-cinq ans (mettons à part la belle parenthèse Songs for Drella
avec John Cale), opte systématiquement pour les mauvais choix.
même à croire qu’il le fait exprès, une façon pour lui de s’adonner à
son jeu préféré : faire chier le monde. Un jeu auquel il est de loin le
plus fort. Après lui, il n’y a que Dylan pour trouver facétieux de
saloper délibérément le travail, rouler ses chefs-d'œuvre dans un lac
de pisse : celui du ratage scénique volontaire.
Lou Reed est un pervers polymorphe, qui a fini par confondre la
méchanceté (son idéal) avec l’ennui (sa triste réalité). Lou Reed
n’avait jamais joué Berlin sur une scène avant la mini-tournée
commencée, en décembre 2006, par cinq représentations au St Ann’s
Warehouse de Brooklyn. Cinq soirs captés «pour l’éternité» par Julian
Schnabel, son vieux copain new-yorkais, qui en assura aussi les décors
et la mise en scène, confiant à sa fille Lola le soin de réaliser un
film de dix-huit minutes inspiré de ce disque de 1973, aujourd’hui
classique absolu, autrefois suicide commercial. Avec, dans le rôle de
Caroline, la junky prostituée mauvaise mère, figure récurrente du
disque, Emmanuelle Seigner. Pourquoi pas ?
D’ailleurs les choses s’annoncent bien, Lou Reed a enfin revendu son
horrible guitare à manche coupé qu’il nous infligea pendant vingt ans
et a aussi renoncé au manteau trois quarts cuir. Bon, il a trouvé
judicieux de mettre un tee-shirt couleur rouille d’une laideur
outrageante. Passe encore. Mais s’accompagner d’une bande de requins de
studios, qui, dès les premières mesures, très orientées gospel, donnent
dans le contentement d’être, là, pitié !
Il faut voir Tony «Thunder» Smith à la batterie frappant le tom avec
une autosatisfaction gênante, donnant à tout bout de champ dans le clin
d’œil complice à un Steve Hunter improvisé chef d’orchestre. Hey les
mecs, vous a-t-on dit que vous êtes là pour jouer le disque le plus
TRISTE du monde, un océan de désespoir ? Les bribes que l’on
entraperçoit, sous un voile opalescent, des scènes jouées par la
Seigner n’ont qu’un défaut majeur : ressembler à une série mode dans le
New York branché d’aujourd’hui.
Ce disque européen, malade, cette collection de croûtes cicatrisant
entre chaque sillon du 30 centimètres est devenu un show américain.
C’est Taratata recommencé, on attend Nagui. C’est Antony, le
soprano transgenre, qui viendra à sa place, grâce à cette voix, la
seule offrant l’émotion et surtout la dignité qui manque à tout ça.
Lou, en bonne vieille guenon acariâtre, esquisse un demi-sourire. Lou,
tu es trop bon ! Peut-être qu’au fond de lui sait-il qu’à force de
jouer au con, il vient juste de se faire chourer la vedette.

Bobby Joe- Nombre de messages: 40
Date d'inscription: 29/08/2007
Re: Berlin au cinoche
Eh bien eh bien, le moins qu'on puisse dire est que ce Monsieur n'y va pas de main morte.
Bonjour les clichés !
Merci pour la douche froide Bobby
Euh sinon, oui, il est sorti dans quoi 6 ou 7 salles sur la France, ce film.
Mais peut-être que la nouvelle tournée 2008 a joué un rôle là, non ?
Enfin, perso, depuis que je sais que je vais revoir ce Berlin en live, je ressens moins cette urgence vitale (oui, vitale) à voir le film. Bien sûr s'il passait près de chez moi, j'irais (il est présenté d'ailleurs en avant-première Suisse le 22 avril, tiens faut que je crée une post à ce sujet) mais je n'irai pas, c'est loin, les horaires ne sont pas terribles, c'est un soir en semaine, on ne peut acheter les billets que sur place, donc tu te tapes 1h30 de bagnole et si c'est complet tu es le bec dans l'eau, bref, je me permets de faire ma difficile maintenant que je sais que je vais revoir ce show le 2 juillet à Zurich
A ce sujet, qui va le revoir, ce Berlin en live ?
et qui a vu le film ?
Bonjour les clichés !
Merci pour la douche froide Bobby
Euh sinon, oui, il est sorti dans quoi 6 ou 7 salles sur la France, ce film.
Mais peut-être que la nouvelle tournée 2008 a joué un rôle là, non ?
Enfin, perso, depuis que je sais que je vais revoir ce Berlin en live, je ressens moins cette urgence vitale (oui, vitale) à voir le film. Bien sûr s'il passait près de chez moi, j'irais (il est présenté d'ailleurs en avant-première Suisse le 22 avril, tiens faut que je crée une post à ce sujet) mais je n'irai pas, c'est loin, les horaires ne sont pas terribles, c'est un soir en semaine, on ne peut acheter les billets que sur place, donc tu te tapes 1h30 de bagnole et si c'est complet tu es le bec dans l'eau, bref, je me permets de faire ma difficile maintenant que je sais que je vais revoir ce show le 2 juillet à Zurich
A ce sujet, qui va le revoir, ce Berlin en live ?
et qui a vu le film ?

Lisa-
Nombre de messages: 167
Localisation: Suisse
Date d'inscription: 04/07/2007
Re: Berlin au cinoche
J'ai vu le film, et je vais bientôt au concert. J'en reparlerai...
Helium- Nombre de messages: 8
Date d'inscription: 06/06/2007
Re: Berlin au cinoche
Helium a écrit:J'ai vu le film
Oh.
J'ai lu par ici ou par là-bas que c'était aussi prenant qu'en live.
C'est vrai ?
Pitié !! Quelques miettes !! J'en crève de ne pas le voir ce film moi.
St-Ann's Warehouse, quand je repense à ces boots, j'en pleure encore tellement c'était beau.
On n'a plus eu droit ensuite à une telle fidélité durant le reste de la tournée.
C'est aussi pour ça que ça doit être fabuleux, ce film.
PFFF. La Suisse est un pays de misère

Lisa-
Nombre de messages: 167
Localisation: Suisse
Date d'inscription: 04/07/2007
Re: Berlin au cinoche
Rhaaaaaa !!Helium a écrit:et je vais bientôt au concert. J'en reparlerai...
Bientôt ? Mais y a encore plus de 2 mois ! 2 mois ... re-PFFFF.

Lisa-
Nombre de messages: 167
Localisation: Suisse
Date d'inscription: 04/07/2007
Re: Berlin au cinoche
Ouais, fin juin, salle Pleyel, j'ai hâte. Je ne pense pas que le film soit aussi prenant que le concert, mais il reste intense : on sent que les musiciens ont les gorges nouées à partir de the kids, et même Lou perd de sa froideur et semble ému ! Le choeur d'enfants pâles est impeccable, on dirait une troupe de fantômes, c'est assez saisissant. La fin de Caroline says I est immense, The Bed est effroyable, on sent le public pétrifié. Et Sad Song, oh putain, Sad Song... Pas d'mots.
Puis les rappels, Candy Says chanté par un mec à la voix haut perchée (le même que dans l'album Animal Serenade), puis un Rock Minuet lancinant, et enfin, le Sweet Jane le moins motivé de tous les temps, on aurait pu s'en passer.
Puis les rappels, Candy Says chanté par un mec à la voix haut perchée (le même que dans l'album Animal Serenade), puis un Rock Minuet lancinant, et enfin, le Sweet Jane le moins motivé de tous les temps, on aurait pu s'en passer.
Helium- Nombre de messages: 8
Date d'inscription: 06/06/2007
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